HAPPYCHALLENGE

 #happychallenge – Ma vie locale, le bilan !

Processed with VSCO with c2 presetLe challenge du mois de mars a été un défi assez lourd à mettre en oeuvre au quotidien, mais, c’est un défi qui m’a beaucoup appris sur l’importance du local dans nos vies. Découvrez mes principaux enseignements de ce mois local :

Acheter local c’est possible, mais, cela demande une organisation différente de nos habitudes de citadins. Dans mon défi, nous devions éviter les supermarchés et les chaînes commerciales. Il a fallu trouver dans des commerces locaux les produits qu’on a tendance à acheter à la va vite au supermarché. Cela m’a permis de découvrir des petits commerces près de chez moi. J’avoue avoir échoué une fois dans le mois, car, je ne trouvais pas de farine de sarrasin dans un petit magasin ! Mon mari a aussi craqué, car il trouvait sans intérêt d’aller chez l’épicier du coin pour acheter un produit manquant. J’avoue avoir apprécié de faire le tour du quartier à vélo le samedi pour remplir mon panier de beaux et bons produits locaux ou sélectionnés par des commerçants. Le porte-monnaie l’a un peu ressenti, mais finalement on achète moins car on est moins tenté par les têtes de gondoles et autres promos que l’on trouve au supermarché.

Faire le tour des commerçants, ça prend plus de temps, mais ça crée plus de liens que le « bip-bip » du supermarché. Ce n’est pas un reproche envers les caissiers, mais, vu qu’on leur demande d’aller vite, ils n’ont pas le temps de discuter. Le commerçant local peut nous parler longuement de ses produits sélectionnés avec passion et entrain, plutôt que nous indiquer à la va-vite le rayon PQ.

Certains produits ont été difficiles à trouver en local. Le lait fermier se conservant maximum 3 jours, avec les enfants, c’était compliqué à gérer. Nous avons été jusqu’à nous rendre dans une ferme d’Ile-de-France pour acheter du lait local. J’avoue être arrivée pleine d’enthousiasme, et j’ai découvert une réalité qui m’a effrayée sur la condition animale dans les exploitations agricoles…

au bout du champsJe devais aussi dans ce challenge respecter les distances de 250 km pour l’approvisionnement de nos fruits et légumes. Ce fut assez simple à la condition d’accepter de ne pas manger des produits hors saison. J’ai la chance d’avoir un magasin Au bout du champs près de chez moi ! Ce n’est techniquement pas une vraie AMAP, mais, c’est un primeur qui propose des produits de maraîchers d’une provenance de  moins de 100 km !

Dans les outils digitaux, j’ai testé le site lecomptoirlocal.fr pratique (mais, assez cher) et l’appli Yeswegreen (bien faite mais encore peu d’adresses). En revanche, je n’ai pas eu le temps d’explorer d’appli de réseau de voisinage. À tester lors d’un prochain défi ! J’ai tout de même décider de m’impliquer dans le conseil syndical de mon immeuble avec pour doux rêve de créer une salle commune pour les habitants de l’immeuble. A suivre…

Enfin, j’ai lu un livre qui a fortement touché ma conscience écologique : Solutions locales pour un désordre global. Ce livre est la transcription complète du documentaire de Coline Serreau, que je vous invite à regarder. Ce livre m’a fait réalisé à quel point, nous vivons dans un monde fou qui est prêt à tout et à n’importe quoi pour de l’argent. L’agriculture conventionnelle s’est imposée à nos économies en sortie de guerre car on ne savait que faire des réserves de produits chimiques. En 50 ans, nous avons appauvri nos sols, nos agriculteurs et notre santé à coup de pétrochimie. Cela fait 5 ans que je mange bio, mais, ce challenge m’a fait réaliser qu’il faut aussi penser à favoriser les cycles courts. C’est l’importance des AMAP qui permettent à des agriculteurs de voir leurs cultures financées à l’année que leurs fruits et légumes soient moches ou beaux. 

En conclusion, sans être nationaliste, je pense que nous sommes tous responsables de la vie qui nous entoure. Si nous prenions tous plus le temps de sélectionner des denrées produites localement, nous favoriserions l’emploi et la nature qui nous entourent. Nous redonnerons sa noblesse à l’agriculture paysanne et au commerce local qui favorisent le lien humain. J’ai décidé de prolonger cette expérience en continuant à favoriser des achats locaux dans notre quotidien. Il me reste encore beaucoup à découvrir, mais, ce mois local a foncièrement changé mon point de vue sur notre façon de consommer.

A suivre….

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