HAPPYMUMMY

#273of365 – Une desperate, pas si desesperée…

baby- debut - creche
#273of365 – premiers jours à la crèche

Cette semaine, notre petite Céleste commence l’adaptation à la crèche. Cela sonne la fin d’une ère que je trouve magique : celle où maman et bébé sont fusionnés 24h sur 24. Depuis le 7 mai, je suis près d’elle à la câliner, la nourrir, la changer, la consoler, la cajoler, la soigner, la baigner, la faire jouer, la chérir, la papouiller… Je connais tout d’elle : ses mimiques, ses regards, ses pleurs, ses envies, ses frustrations… J’ai pu les derniers 5 mois observer tous ses progrès : son premier sourire, son maintien de tête, ses petits doigts qui attrapent ma main, son premier biberon, son premier retournement, sa première purée et tout dernièrement ses premières découvertes en rampant…

J’ai passé cinq mois merveilleux auprès de mon bébé. Ce matin, quand je l’ai laissé pour la première fois à la crèche, j’avoue que j’ai pleuré… Et même pas elle!

boy-children-playing-parc-toboggan
#auparc – prendre le temps de jouer

Lors de mon congé, j’ai aussi pu être plus présente pour élever son grand frère Félicien. Depuis mon arrêt en février, il a, lui aussi, franchi des étapes importantes : le langage, la propreté, l’entrée à l’école, mais, aussi les premiers caprices…! J’ai passé des heures au parc à l’accompagner jouer, grimper, courir, pédaler, tourner, rigoler… J’ai adoré tout ce temps avec eux.

Certes, tout n’a pas été rose lors de ma vie à la maison… Il y a eu des moments de galère, de grosse fatigue et d’agacement. Combien de fois je me suis retrouvée au bout du rouleau avec Céleste qui hurle dans mes bras et Félicien qui pique sa colère pour une broutille… Combien de fois je me suis dit « on part dans 10 minutes » et finalement, après deux cacas débordants et l’égarement d’un doudou, je n’ai pu décoller qu’une heure plus tard… Combien de fois fatiguée par toute l’attention qu’ils demandent, je me suis dit « vivement l’école » et « vivement la crèche » que je sois libre…! Maintenant, qu’ils y sont, c’est le vide intersidéral dans la vie de maman…

dodo- repos- maman - freres et soeurs
#207of365 – parfois on aime quand ils dorment!

Être à la maison et s’occuper des enfants, c’est merveilleux, mais, c’est parfois frustrant. On pense à tord que l’on a plein de temps. On ne réalise jamais l’énergie que cela prend de s’occuper de nos petits monstres. La journée passe à une vitesse folle surtout quand le rythme de la fratrie est décalé. Plusieurs soirs, je me suis retrouvée toute penaude face à Pierre qui rentrait après sa journée de travail :  la maison à l’envers, le frigo vide et le linge toujours pas étendu… On espère avoir du temps car nous sommes libres des contraintes professionnelles. On prépare des To Do listes géantes en se promettant de créer ses albums photos, de ranger son tiroir à chaussettes, de refaire son CV, d’améliorer la déco… et finalement, on fait rien de tout cela!

sisterandbro - freres et soeur- bonheur - happy mummy
#bonheur – profiter de chaque instant

« Rien de plus » que prendre soin d’eux… et c’est pourtant cela l’essentiel. Ce temps précieux que l’on a jamais quand on travaille : être avec eux sans courir, les observer simplement jouer, rire et même pleurer… J’ai essayé de profiter au maximum de tous ces plaisirs car ils sont uniques. J’ai vu Félicien grandir si vite en deux ans, que je mesure encore plus l’urgence du temps qui passe pour Céleste. J’ai la volonté de profiter de chaque moment avec eux intensément. Le congé maternité est une occasion rêvée pour cela. Je réalise la chance que j’ai eu de pouvoir prolonger cette période pour mes deux enfants.

jouer - balançoire
#204of365 – avoir le temps de le balancer des heures

Dans notre société où la femme au foyer n’est pas pas assez considérée, j’admire les femmes (ou les hommes!) qui font ce choix. C’est une vie de renoncement, avec je pense, beaucoup d’amour. Bien évidemment, je me suis posée la question de rester près d’eux. Ma volonté de liberté et d’indépendance ont fait raison de ce choix. Comme beaucoup de mamans, je me pose des questions sur le sens de mon travail face au bonheur d’être auprès d’eux.

J’ai le cœur déchiré de penser que la semaine prochaine, je laisserai ma petite Céleste toute la journée à la crèche. Pourtant, je suis heureuse de travailler pour moi. Confier ces enfants, c’est aussi les laisser grandir de façon indépendante et leur offrir une autre vision du monde. Pour les parents, travailler permet, si on a la chance d’aimer son travail, de s’épanouir et d’être ainsi meilleur pour eux.

maman - love - bébé - amour
#234of365 – le bonheur de la retrouver

Ce matin, je vous avoue être désespérée de ne plus être une « desperate ». Mon cœur est plus lourd que ma raison, celle qui me dicte qu’il est temps de « couper le cordon » et de reprendre une vie pour soi. Il sera à nouveau allégé quand j’irai la chercher et qu’elle me sourira avec amour. Car, près d’elle ou éloignée pour quelques heures, je suis sa maman. C’est cela le plus merveilleux… ❤️

5 réflexions au sujet de “#273of365 – Une desperate, pas si desesperée…”

  1. Oh, comme je me retrouve dans ce joli texte ! Qu’il est difficile mais nécessaire parfois de reprendre le chemin du boulot. J’ai la grande chance d’avoir pu prolonger mon congé parental par un mi-temps. C’est une véritable catastrophe en termes d’organisation pour moi, pas assez de temps pour travailler, pas assez de temps avec eux, trop de choses à faire partout… et pourtant je sais que quand celui-ci prendra fin dans quelques mois, ce sera dur !
    Lila

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s